7 - 9 avril 2021 Parc Chanot - Marseille - France Rencontres professionnelles de la distribution jardin

Tendances Jardin 2021-2022

 

Manuel RUCAR, tendanceur et fondateur du cabinet de tendances CHLOROSPHERE.

Son rôle est d’identifier et d’analyser les tendances de consommation qui rythment tous les marchés, pour en extraire les stratégies à adopter à l’avenir. Il est le rédacteur du cahier de tendances internationales de l’indoor et outdoor à N+2. Expert marketing conseil des marques et enseignes du monde du jardin depuis 11 ans, il est aujourd’hui référent pour les médias et acteurs qui souhaitent décrypter les prochaines saisons jusqu’à 3 ans en anticipation.

TENDANCES 2021/2022

#1 – Interview : Comment la crise sanitaire accélère la transformation du secteur jardin ? À quoi ressemblera le jardin de demain ? Analyse des enseignements à tirer de cette période et des implications sur le comportement d’achat des consommateurs

La crise Sanitaire vécue en 2020 a-t-elle entraîné un changement de comportement des consommateurs ?

M.R. : »La crise sanitaire vécue en 2020 et surtout le confinement n’ont pas tellement créé de nouveaux comportements, mais ont plutôt affirmé des certitudes, des attitudes et des volontés chez les consommateurs.

La densification urbaine a montré ses limites. À quoi sert une ville s’il n’y a plus d’emploi et de distractions ? Le confinement a permis à de nombreux résidents en appartement de prendre du recul sur leur vie : « Quel intérêt de vivre dans un espace si petit alors que pour le même loyer, à la campagne, j’aurais au moins le double ? »

Aujourd’hui deux phénomènes s’accélèrent pour compenser ce manque : l’exode urbain d’une part et la renaturation des villes d’autre part. »

Qu’entendez-vous par « accélération de l’exode urbain » ?

M.R. : « Les chiffres commencent à inquiéter les pouvoirs publics. L’observatoire de l’Habitat (OBSOCO) indique qu’en 2020 moins de la moitié des habitants de l’Ile de France sont satisfaits de leur logement. Même si cette tendance est déjà bien installée depuis 2018, aujourd’hui 88% de ces personnes songent à quitter la ville dans les deux prochaines années. Ce sont donc 6 français sur 10 qui songent à changer de cadre de vie au profit de zones plus vertes et moins urbanisées.

Ajoutons à cela les mesures gouvernementales visant à favoriser le chômage partiel et/ou le télétravail, prévues pour les trois prochaines années, la conclusion d’un exode urbain renforcé est évidente. »

La « renaturation des villes » pourrait-elle changer la donne ?

M.R. : « La renaturation des villes s’accélère, avec des commandes publiques auprès des urbanistes afin de réimplanter plus d’espace verts pour tous en ville. Reste à savoir si ces actions seront assez rapides et suffisantes pour enrayer cet exode…
Ce qui est à présent une réalité, c’est que la recherche d’un espace vert afin d’établir son nouveau lieu de résidence apparaît dans le top 3 des priorités des individus lors d’un déménagement. »

Quel impact auront ces comportements sur le marché du jardin et du bricolage ?

M.R. : « Si le marché du jardin et du bricolage a connu une embellie record en 2020, gageons que ce soit une courbe plutôt durable si ce retour à la campagne s’accélère. Des terrains plus grands impliqueront de nouveaux besoins, notamment en masse végétale mais aussi en entretien, paillage, motoculture…
Les dépôts agricoles et autres Lisa commencent déjà à profiter de l’afflux de ces néo-ruraux, ayant des besoins importants et un pouvoir d’achat appréciable. »

Le jardinier post-covid est-il optimiste ou pessimiste ?

M.R. : « Dans les faits, les deux existent et cela surtout liés à leurs différences de générations.
Le consommateur plutôt âgé sera assez pessimiste. Il ne croit plus qu’une amélioration du climat, des saisons et de l’environnement est possible. Il a en quelques sortes baissé les bras.
En conséquence il cherche avant tout à alléger et faciliter son quotidien. Il se confine dans son jardin qu’il aménage pour être à l’épreuve du temps et du climat ; la résine et le plastique sont pour lui des valeurs sûres car elles ne nécessitent pas d’entretien. Il est le consommateur par lequel l’augmentation des ventes de gazon synthétique, d’abris de jardin en résine, de domotique ainsi que de produit anti-nuisibles et plantes invasives, va s’expliquer.
A l’inverse, le consommateur optimiste, plus jeune, croit qu’il est encore possible de faire changer les choses. Il a pu observer, grâce aux multitudes de témoignages sur les réseaux sociaux, et en seulement quelques semaines de confinement, que la nature pouvait « reprendre ses droits » un peu partout dans le monde. Fort de ses convictions, il va désormais opter pour un jardin qui laisse toute sa place à la nature, utilisant la permaculture quand cela est possible, un jardin où le plastique est interdit et le matériaux naturel fortement plébiscité.
C’est notamment le retour de toutes les essences de bois pour l’aménagement, ainsi que de leurs produits d’entretien, l’huile de lin en tête. »

Quelles conséquences pour les enseignes du secteur jardin ?

M.R. : »Ces deux visions extrêmes cohabitent et bornent actuellement le marché au sein duquel oscillent toute la diversité et la complexité de nos comportements humains.
L’intérêt d’une enseigne aujourd’hui résidera en sa capacité à ne pas dénigrer les « anciennes » générations tout en ne sous-estimant pas l’importance à venir de la nouvelle génération qui, de fait, sera le consommateur majoritaire d’ici 2025. »

Demain, quel sera le modèle idéal pour le retail ?

M.R. : « Le modèle idéal se concentrera autour de la nature.
De H&M à IKEA en passant par E.LECLERC, toutes les enseignes visent pour le futur une meilleure prise en considération de l’environnement.
Sans être vitale pour le consommateur, cette prise de conscience va également être renforcée par des pressions sur nos déchets et donc devenir quasi prioritaire. Dans tout ce bouleversement, la nature entre au cœur du sujet : les manifestations en sont multiples, de Nature & Découvertes à Terres & Eaux en passant par lamaison.fr, le retail se réinvente pour fournir une reconnexion de l’Homme à la vérité de la Terre.
Fournisseurs et distributeurs doivent écouter aujourd’hui les doléances de la nouvelle génération qui sera demain le client type car ne l’oublions pas, aujourd’hui dans le monde, la génération dépassant toutes les autres, démographiquement et économiquement, est bien celle des millenials. »

Itw Manuel Rucar – Octobre 2020

TENDANCES 2020/2021

#1 – L’espace tendances de l’événement : découvrez les tendances jardin pour les prochaines collections.

Chaque édition des JdC Garden Trends met en avant les tendances phares des prochaines collections, en partenariat avec notre Manuel Rucar,  Chlorosphère. L’Espace Tendances des JdC Garden Trends 2020 a été scénarisé dans un esprit éco-tendanceur concerné : du potager en mode permaculture, jusqu’à l’espace détente 100% nature à l’esprit nordique, en passant par le jardin plaisir.

Un extrait des tendances 2020-2021, à découvrir dès l’entrée sur l’événement.

#2 – La thématique 2020 des JdC Garden Trends décryptée par CHLOROSPHERE : VERS UN JARDIN PLUS VERT !

Pour comprendre la thématique des Journées des Collections 2020, faisons le point avec notre partenaire Tendanceur, Manuel RUCAR du cabinet de tendances CHLOROSPHERE sur le sujet.

« Aujourd’hui, les médias parlent sans cesse des problèmes environnementaux. En parallèle, les marques automobiles, agroalimentaires et vestimentaires en profitent pour adopter une communication verte et les adolescents du monde entier sortent manifester dans les rues pour un avenir plus vert : ce n’est pas une simple tendances passagère, mais bien une lame de fond que nous connaissons actuellement.

Les scientifiques de tous bords reconnaissent à présent une accélération de la dégradation de notre environnement et de nos futures conditions de vie. Les politiques, que ce soit au niveau très local ou international, commencent à légiférer drastiquement sur nos modes de vie : fin de l’utilisation du plastique à usage unique, taxation personnalisée des déchets ménagers, limitations de certaines substances controversées, indices de santé des aliments, zéro-phytos, etc.

Les exemples sont nombreux, mais pour la première fois dans notre histoire commune, ce sont les initiatives des particuliers qui sont encore plus nombreuses : flexitarisme, recycleries, municipalisme, désobéissance fertile, zéro-déchets, collapsologie… tout un univers est en mouvement !

Les enseignes commence à évoluer : Lapeyre joue avec les encombrants pour dire à ses clients que ses meubles sont faits pour durer, Darty lutte contre l’obsolescence programmée, Biocoop ouvre des points de ventes zéro-déchets… Ici on ne parle pas de produits en particulier, mais bien d’un nouvel état d’esprit. Demain, le consommateur sera plus que jamais attentif à l’origine de ses achats et à orienter sa consommation vers une seconde vie plus respectueuse de l’environnement.

Plus que jamais, le « made in local » a son importance. Ce n’est pas un hasard si la majorité des gros acteurs de la poterie plastique ont récemment fait évoluer leurs process et leurs façons de communiquer… l’enjeu est immense.

C’est donc tout « naturellement » qu’il était indispensable pour le marché du jardin de se mettre au diapason de cette nouvelle ère verte. Les JDC garden Trends, en tant que rendez-vous incontournable de la profession tend à montrer le chemin, aiguiller fournisseurs et distributeurs vers cet avenir qui s’annonce particulièrement propice à parler jardin. »

Manuel RUCAR – Tendanceur de CHLOROSPHERE

Interview du 10 décembre 2019

#3 – Historique et perspectives :

Pour comprendre ce qui nous attends sur le marché, il est bon de faire un point sur ces dernières saisons. Depuis 2018, avec l’avènement des tendances brocantes qui ont notamment permis l’émergence du mobilier en palettes ou autres curiosités naturelles, on note un engouement de plus en plus fort du particulier pour des objets de seconde main au jardin qui, par définition, échappent au marché conventionnel. Cette tendance a été l’occasion de toucher du doigt la récupération, la recyclerie et l’up-cycling, permettant de « rendre sexy » les objets et matériaux de seconde main.

Depuis 2019 et l’interdiction effective de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, un conflit s’est installé entre des populations réfractaires et des populations qui ont complètement embrassé la cause, allant jusqu’au militantisme. L’année qui vient de s’écouler à donc vu naître, pour la première fois sur l’histoire de notre marché, de fervents défenseurs du « vivre nature », cheval de bataille des enseignes et fournisseurs de la filière depuis son émergence dans les années 80.

Pour 2020, cet engouement pour le vert s’annonce donc, non seulement comme un pivot sur lequel s’appuyer pour renouveler le potentiel de clients, mais aussi comme un tournant pour les entreprises qui pourront y voir au choix, une opportunité de devenir de nouveaux leader de demain, ou une menace de leur modèle économique historique. La réponse sera naturellement trouvée, quand on sait d’ores et déjà que cette tendance se confirme pour 2021, avec une proportion de la clientèle s’orientant massivement vers un jardin plus vert…

#4 – Collections 2020/21 : vers des gammes plus profondes

Alors que la recherche de diversité a été la clef de bien des référencements, aujourd’hui le particulier va orienter ses achats.

D’ici 5 ans, nous serons tous directement ou indirectement taxés sur nos volumes d’émissions de déchets ménagers. Cette part variable aura donc un impact direct sur le comportement des consommateurs qui chercheront à sélectionner leurs produits selon leur après-vie, leur sur-emballage et leur origine « éthique » et écologique.

Dans cet esprit, on peut présager que la fidélité à des marques engagées pourrait redevenir la règle : un consommateur qui a testé plusieurs marques pour finalement trouver la plus éthique selon ses critères, lui sera fidèle plus longtemps dans la mesure où il ne fera pas l’effort permanent de rechercher de nouvelles références. C’est le cas des marques bio ou vegan par exemple, dans l’alimentaire mais aussi dans les rayons cosmétiques où la fidélité client est quasi militante et où la profondeur de gamme est donc de mise.

#5 – Des produits plus verts

Que ce soit au JT, dans la publicité, les médias ou les réseaux sociaux, l’environnement est aujourd’hui le sujet n°1. Un sujet qui fait parler, mais qui touche également le maximum de personnes, loin devant les conflits de pays lointains ou autres incidents diplomatiques étrangers.

Ce sujet touche le quotidien d’un public large, car il est basé sur l’incertitude d’un futur qui s’annonce de plus en plus compliqué à gérer pour les prochaines générations. Dès aujourd’hui, les ménages commencent à s’organiser. La nouvelle préférence du bois à la résine, en est un des nombreux exemples, ainsi que l’essor du compostage. Les pots plastiques et le sur-emballage commencent à être boudés. Le produit jetable devient l’objet d’une réflexion plus profonde avant de concrétiser un achat.

Que ce soit dans l’achat de semences, de plantes, d’objet déco, de mobilier ou d’accessoires, on note progressivement une orientation non négligeable du marché vers des produits plus écologiques. De nombreux phénomènes de sociétés appuyant cet engouement : le zéro-déchet, le flexitarisme, le « flygskam* », le collapsologisme, l’exode urbain, etc.

Finalement, c’est peut être l’acte de consommer lui-même qui est remis en question. A l’avenir, tout comme il sera probablement impensable d’acheter une voiture essence ou diesel, il sera probablement tout aussi aberrant de posséder un animal dit « sauvage » ou exotique, de « faire mourir » des sapins âgés pour une fête, d’offrir des fleurs que l’on coupe, ou même de mettre du plastique sur le sol de sa terrasse, sous une forme ou sous une autre.

Certes aujourd’hui nous n’en sommes encore pas là, mais le temps est venu de prendre en compte des orientations de sociétés qui sont mondiales et de plus en plus suivies.

*flygskam ou flight shame – « honte de prendre l’avion »

#6 – Des matières-couleurs plus vraies

Dans cette course à l’eldorado vert, les industriels du plastique sont en ligne de mire. Tous les grands groupes mettent aujourd’hui au premier plan leurs innovations techniques en matière de recyclage.

En expliquant au consommateur comment sont fait ces produits recyclés et en justifiant les modifications que cela implique sur le produit, prix et couleurs, notamment, le marché instaure peu à peu de nouveaux réflexes. Les matières que l’on voit arriver dans les nouveaux catalogues sont plus hybrides, moins pures avec des coloris plus ternes et des effets plus mats… une aubaine car se sont justement les couleurs et les finitions tendances du moment !

En effet, pour les prochaines saisons, ce sont des coloris plus pigmentaires qui viennent inspirer les géants de la déco : rouge sombre, jaune beige, vert foncé, bleu foncé et le tout dans une finition mate ou velours pour un rendu plus nature.

#7 – Dessiner des collections plus nature.

Les styles marquants de ces prochaines collections vont de paire avec cette recherche en profondeur d’un produit vrai par le consommateur, et la valorisation d’une image plus nature.

L’avènement du style « Japandi » par exemple, se veut être la renaissance du style scandinave avec une inspiration beaucoup plus brute, nature et raffinée, héritée de la culture nippone ; ou encore le « dry design » qui prodigue une atmosphère très nature par l’utilisation de matières minérales avec, en star, le travertin, en association avec des objets déco en fibres naturelles tressées, le tout dans un esprit ethnique-chic.

En terme de motif, c’est le style « Leafscape » qui prévaut. Il consiste en l’utilisation de formes de feuillages très graphiques, pour en faire des motifs déco sur les tissus, les packaging, les claustras et même les dallages.

En résumé, ce sont autant d’incursion de la nature dans notre quotidien qui sont souhaitées et plébiscités par le consommateur aujourd’hui !

Retrouvez ces collections en détail avec toutes les références couleurs et produits parmi une cinquantaine de collections dans le cahier de tendances 2021 : DEEP, disponible auprès de Chlorosphère.

#8 – Des labels à utiliser avec discernement

Il ne s’agit pas d’apposer le plus de labels possible sur un packaging mais de savoir lesquels sont les bons.

Pour le savoir, deux sources sont à examiner de près :

La première est la presse grand public qui va parler véritablement du label et le présenter aux consommateurs. C’est un bon moyen pour les lister et en faire une première analyse, un premier tri.

Dans un second temps, il faut suivre les retours consommateurs sur ces labels, là où ils s’expriment le plus librement : les forums, groupes de discussions sur les réseaux sociaux et blogs spécialisés.

Un raccourci entre ces deux mondes existes : les influenceur.se.s. Ils et elles parlent en tant que consommateurs à d’autres consommateurs. S’ils sont vraiment influents, donc suivis, ils ont un fort pouvoir de dissuasion. Il parait donc primordial pour une marque qui souhaite utiliser un label, d’observer avec soin la e-notoriété de ce label.

#9 – Quel avenir pour la filière jardin ?

Le terme « jardin » va probablement être refaçonné dans l’esprit de notre société, par le biais des médias d’une part, mais aussi par les opérateurs immobiliers que sont les promoteurs, les agences, les bailleurs et les collectivités.

Demain le jardin pourrait bien prendre une toute autre valeur, dans la mesure où il sera une parcelle privée de nature. Cette « nature » devenant, en outre, de plus en plus rare et polluée.

Le jardin d’agrément, simplement esthétique, pourrait donc en proportion diminuer au profit de jardins vivriers, largement encouragés par les acteurs de la gestion du territoire. Pour y aider, le terme est sur toutes les lèvres : « permaculture ». De simples sondages, auprès de nouveaux accédants à la propriété, montrent clairement que ce terme est non seulement approprié mais qu’il s’appliquera surtout comme un nouveau critère de choix pour trouver un futur logement. Pour la première fois depuis la naissance du phénomène, les géographes notent un affaiblissement relatif de l’exode rural. Si la migration vers les villes ne faibli pas, leur « turn over » est de plus en plus court, précipitant les départs de leurs habitants vers des territoires plus naturels. Une offre de terrains plus grands à occuper et par conséquent, un tout autre potentiel de jardinage, ce qui pourrait mener à nouvel âge d’or de la jardinerie… à condition de respecter tous les préceptes de ces nouvelles générations qui sauront tout à fait trouver d’autres acteurs pour répondre à leurs besoins si nécessaire.

C’est aux JdC Garden Trends que les saisons 2020 et 2021 vont se jouer. Fournisseurs et enseignes partageront ce temps d’échange et de réflexion, nourris par les experts, intervenants et animations de l’événement pour offrir aux consommateurs de demain, toutes les raisons de venir et revenir vers l’offre des enseignes, représentée sur l’événement.

Rendez-vous dès le mois de mai pour construire avec force et satisfaction, les futures collections !

Manuel RUCAR – Tendanceur de CHLOROSPHERE


Lors des éditions précédentes, notre partenaire tendanceur, Chlorosphère avait déjà su déceler les tendances qui ont fait les années 2016 à 2020 !

TENDANCES 2019/2020

La thématique 2019 des JdC Garden Trends décryptée par CHLOROSPHERE : UN JARDIN POUR TOUS !

Conçu par Rawpixel.com – Freepik.com

Dans une ambiance qui peut sembler conflictuelle sur les notions économiques, environnementales et sociales, le sujet d’un jardin pour tous se dégage comme un thème fédérateur.

Un jardin pour tous, c’est un jardin pour tous les milieux sociaux : du plus modeste au plus opulent. Avoir son coin de verdure prend différentes tournures : de la jardinière de plantes aromatiques chez le discounter à la cuisine d’extérieur chez le paysagiste, il en faut pour tous les budgets aujourd’hui sur le marché.

Un jardin pour tous, c’est aussi un jardin pour tous les goûts : des plus sobres aux plus exubérants, aujourd’hui la question n’est plus à la tendance de masse, mais à l’adaptation aux goûts de plus en plus pointus de nos consommateurs.

Un jardin pour tous, c’est un jardin qui parle aux petits comme aux grands, aux retraités comme aux travailleurs, qu’il soit sans contraintes ou très abouti, il séduit par sa capacité à s’adapter. Pour preuve, la croissance parallèle des segments gazon synthétiques et gros sujets d’exception.

Un jardin pour tous, c’est un jardin qui s’achète sur pièce, in situ dans des points de vente pour des décisionnaires ayant besoin de voir, de toucher, d’essayer ; mais aussi en ligne pour ceux qui n’ont besoin que d’un prix, d’une référence précise ou d’une opportunité.

Le jardin pour tous, c’est la diversité des gammes à gérer en distribution, leur pertinence à prévoir dès la fabrication et aussi un grand pouvoir de séduction pour que chaque offre trouve son bon consommateur au moment opportun.

Le jardin pour tous, c’est enfin de nouvelles formes de vente, une notion de services qui évolue et des enseignes qui mutent. Alors que les concepts-stores fleurissent en hyper-proximité, la GSA et les pure-players développent les offres en flux poussés, de quoi satisfaire le consommateur en recherche d’inspiration ou celui en quête de la bonne affaire tout le temps.

Dans une société du « tout, tout de suite et comme je le veux », la filière n’a de cesse de se réinventer pour imaginer l’offre de demain.

Les JdC Garden Trends valoriseront ce jardin pour tous au travers de conférences et animations pour vous guider dans ce renouveau du marché, un moment indispensable pour sentir et voir les dynamiques communes de nos métiers.

Manuel RUCAR – Tendanceur de CHLOROSPHERE


TENDANCES 2018/2019

Tendance Bohème by CHLOROSPHERE :

Déjà très présente en décoration intérieure, la tendance bohème s’exporte au jardin avec ses propres codes stylistiques : matière naturelle claire, bois, chanvre, paille, lin, rotin, sable. Imprimés géométriques fins et contrastés inspirés des motifs tribaux. Mobilier cocooning : hamac, balançoire, tipi. Palette végétale inspirée des plages mexicaines : cactus, buissons aérés, graminées. En bref la tendance bohème se résume par un esprit hippie branché, directement importé des festivals de plein air des états unis où se pressent les stars comme Coachella ou Burning Man.

Un vrai phénomène de société où le particulier renoue avec la nature par son authenticité et la parenthèse de déconnexion qu’elle permet.

Un phénomène bien représenté aux journées des collections avec des partenaires prêts à vous faire vivre l’esprit bohème pour séduire le consommateur.

Ajouté le : 22 février 2018


TENDANCES 2017/2018

Au coeur du brut…

Le jardin est un espace de loisirs par excellence. En contraste avec un univers de plus en plus technologique, connecté et donc insipide, les sens retrouvent leur soif de sensations : le toucher avec des matières rugueuses comme le liège, l’odorat avec des fragrances fortes comme le musc, le camphre ou le santal et enfin le goût avec les saveurs, de plus en plus subtiles, des cuissons d’extérieur à l’étouffée ou fumées…

Vous l’aurez compris, la tendance loisirs au jardin est au BRUT !
Que ce soit sur les matériaux ou les odeurs et les goûts : le brut, l’originel voire le primitif sont les maîtres mots d’une collection réussie pour le loisir outdoor.

Vous l’aurez compris, aux Journées des Collections 2017 se dessineront des gammes rayonnantes et inspirantes pour les consommateurs bientôt à l’affût d’une déco vitalisante !

TENDANCES 2016/2017

Pour valoriser vos rayons contenants en 2017 misez sur le graphisme !

Vous l’avez compris, une des tendances majeure pour ce printemps et le prochain valorisera le jaune géométrique. Comme le jaune ne s’harmonise pas avec le vert des végétaux, c’est un noir graphique qu’il faudra utiliser sur les pots et le plus possible avec des formes géométriques agressives et racées.



Arrêtes vives, motifs triangulaires, facettes découpées, en rotomoulage, injecté, résine, céramique, en finition mate ou brillante, l’important étant d’obtenir le style et la modernité recherchés par nos consommateurs…

Pour l’été 2017, proposez une protection solaire tendance !

Créer un ombrage au jardin n’est pas forcément signe d’une occultation totale. De nouveaux matériaux et assemblages permettent de créer une ombre douce et moderne par des tressages métalliques au look géométrique très moderne.
Le particulier en recherche de plus-value pour son jardin optera volontiers pour des tonnelles racées, des voiles d’ombrages au motif trifide ou encore pour des pergolas bioclimatiques à l’aspect graphique.

Si 2017 rime avec un lumière chaleureuse d’une tendances BRIGHT largement répandue, il n’en faut pas moins sous-estimer le traitement du soleil au jardin, en passe de devenir une thématique de société – sur une planète qui va connaître des été de plus en plus intenses !

La géométrie au service du bâti dans l’outdoor

Alors que l’architecture relève des défis de plus en plus graphiques, dans la lignée de la talentueuse Zaha Hadid, le secteur du bâti s’en inspire pour apporter aux particuliers la touche de modernité qu’ils recherchent.

Depuis quelques saisons, les carreaux ciments font leur come-back à l’intérieur et apportent un haut potentiel décoratif aux sols et parements.

Pour le jardin aussi, il est temps d’apporter une touche de géométrie bien placée ! Calepinage géométrique, opus aléatoires et pavage à effet vitrail, les inspirations seront nombreuses !
Préparez vos collections pour répondre à cette demande croissante !

Les femmes au jardin

Pour en savoir plus sur la vraie nature des femmes au jardin et avec leurs animaux de compagnie, le Women’s Garden Executive Club (WGEC) et Toluna ont mené l’enquête.

Que ce soit en ville ou chez elles, les femmes ont vraiment envie de voir du vert partout. Du vert, et des fleurs, mais aussi un généreux potager ! En effet, 64,6 % des Françaises n’imaginent pas leur jardin sans un potager.

Leur jardin idéal serait aussi bien sûr un vrai lieu de bien-être et de bonheurs à partager.

Mais leur envie, voire besoin de vert et de nature traduit aussi sans doute une sensibilisation plus nette au respect de la nature. En témoigne le souhait de 53,5 % d’entre elles d’installer chez elles, un système de récupération d’eau (+ 18 % par rapport à 2014). 44 % voudraient aussi faire leur propre compost à partir de leurs déchets ménagers (+ 16 % par rapport à 2014).